Le droit de contrôle de l’employeur

L’employeur a le droit de faire contrôler l’incapacité de travail par un médecin-contrôle, et ce à ses propres frais. Ce contrôle est possible pendant toute la durée de l’incapacité, y compris en dehors de la période de salaire garanti. Le travailleur ne peut pas refuser ce contrôle. L’employeur choisit librement le médecin-contrôle, à condition qu’il ne s’agisse pas du conseiller en prévention-médecin du travail de l’entreprise.

Le lieu du contrôle

Le lieu du contrôle dépend de la situation du travailleur. Si le certificat médical précise que le travailleur ne peut pas se déplacer, le contrôle doit avoir lieu à son domicile. Dans le cas contraire, il peut être invité à se présenter chez le médecin-contrôle, si cela est prévu par le règlement de travail ou le contrat. Les frais de déplacement liés au contrôle sont à charge de l’employeur.

Le moment du contrôle

Le contrôle doit avoir lieu à un moment acceptable de la journée mais peut se dérouler en dehors des heures de travail habituelles, ainsi que les week-ends ou jours fériés. Une plage horaire pendant laquelle le travailleur doit être disponible peut éventuellement être prévue dans le règlement de travail ou une convention collective. Cette plage ne peut pas dépasser quatre heures consécutives et doit se situer entre 7 h et 20 h. Cette plage horaire être mis en place uniquement si elle est prévue par CCT ou dans le règlement de travail et uniquement en début d'incapacité de travail.

Quid en cas de refus du contrôle ?

Le travailleur doit collaborer au contrôle. Un refus ou une absence injustifiée peut avoir des conséquences importantes. On parle de refus de contrôle lorsque le travailleur  :

  • ne se rend pas chez le médecin-contrôle alors que le règlement de travail l’exige
  • refuse de laisser entrer le médecin-contrôle
  • refuse de se laisser examiner
  • refuse de donner suite à la convocation du médecin-contrôle
  • ou si vous résidez ailleurs qu’à votre domicile normal et n’en avez pas averti votre employeur.

Des problèmes peuvent survenir si, par exemple, le travailleur est effectivement chez lui mais qu’il n’entend pas la sonnette ou s’il se trouve chez son médecin traitant au moment où le médecin-contrôle se présente à sa porte. En cas de discussion, contactez votre secrétariat CGSLB.

Si vous refusez le contrôle, l'employeur peut notamment refuser le paiement du salaire garanti pour les jours précédant le contrôle. Dans certaines situations, cela peut également entraîner des sanctions disciplinaires en fonction de la gravité des faits.

Groep van diverse mensen die gelukkig op een selfiefoto staan

Affiliez-vous au syndicat libre !

Recevez des conseils de carrière et une aide sur mesure, le paiement rapide de vos allocations, et bénéficiez de nombreux avantages et offres exclusives !

Découvrez les avantages
Zieke vrouw snuit neus aan bureau

Que faire en cas de maladie ?

Être malade implique certaines démarches simples mais importantes, comme prévenir votre employeur et fournir un certificat médical si nécessaire.
Découvrez ici tout ce qu’il faut savoir pour gérer votre absence en toute sérénité.

En savoir plus

Foire aux questions

Le travailleur peut-il refuser un contrôle médical ?

Non. Le travailleur doit se soumettre au contrôle médical. Refuser le contrôle ou ne pas y collaborer peut entraîner des conséquences, notamment la perte du salaire garanti.

Que se passe-t-il si le travailleur est absent lors du contrôle ?

Il ne peut y avoir de sanctions si le travailleur est absent et que les sorties sont autorisées. Si les sorties ne sont pas autorisées ou que le médecin est passé pendant une plage horaire où le travailleur devait être présent, l’absence peut être considérée comme un refus de contrôle, sauf si elle est justifiée. Il est donc important de rester disponible ou de pouvoir expliquer son absence (par exemple en cas de rendez-vous médical).

Le travailleur doit-il communiquer son adresse pendant la maladie ?

S’il ne séjourne pas à son domicile habituel, il doit informer son employeur de l’adresse où il peut être contrôlé. Cela permet d’éviter tout problème en cas de visite du médecin-contrôle.

Quid en cas de désaccord entre médecin traitant et médecin-contrôle ?

Le certificat du médecin-contrôle et celui du médecin traitant ont la même valeur. En cas de désaccord, les parties (travailleur / employeur) peuvent entamer une procédure d’arbitrage :

  • La désignation du médecin-arbitre doit avoir lieu dans les deux jours qui suivent la communication de ses conclusions par le médecin-contrôle.
  • Si le médecin traitant et le médecin-contrôle ne parviennent pas à s’accorder sur la désignation d’un troisième médecin arbitre, celui-ci sera choisi parmi la liste tenue auprès du Ministère de l’Emploi et du Travail.
  • L’arbitre dispose de trois jours pour régler le litige. Ses conclusions sont définitives pour les deux parties.

Affiliez-vous au syndicat libre