Plus d’un million de travailleurs voient leur pouvoir d’achat augmenter, mais une réforme reste nécessaire
La CGSLB voit les effets de son engagement sur les chèques-repas
La CGSLB constate aujourd'hui une avancée majeure dans son combat pour l'augmentation des chèques-repas. Depuis le 1er janvier, la valeur des chèques-repas peut légalement passer de 8 à 10 euros. « Grâce au soutien de plus de 50 000 signataires de notre pétition ainsi qu'à d'intenses discussions avec les décideurs politiques, plus d'un million de travailleurs bénéficient désormais effectivement de chèques-repas d'une valeur plus élevée », déclare Gert Truyens, président national de la CGSLB. « Mais il reste encore des progrès à faire, car moins de la moitié d’entre eux reçoit le montant maximal ».
De la mobilisation aux accords
Il y a deux ans, le syndicat a fait le choix d’une approche différente, en mettant clairement l'accent sur les chèques-repas pour donner un coup de pouce concret et tangible pour les travailleurs. « Grâce au large soutien de la société, nous avons pu inscrire ce thème à l’agenda politique. Aujourd’hui, cette mobilisation se traduit par des accords sur le terrain. Dans de plus en plus de secteurs et d’entreprises, les chèques-repas sont revalorisés », se réjouit Gert Truyens.
Cela montre qu’une mobilisation positive et constructive porte ses fruits. Et c’est précisément là que nous voulons, en tant que syndicat, continuer à faire la différence : non seulement en identifiant les problèmes, mais aussi en les transformant en progrès concrets que les gens ressentent à la fin du mois.
Mais : moins de la moitié reçoit le montant maximal, et 29% ne reçoivent pas du tout de chèques-repas
Malgré cette évolution positive, la situation reste inégale. En 2025, moins de la moitié des travailleurs du secteur privé ont reçu le montant maximal de 8 euros par chèque-repas. De plus, il y a encore aujourd’hui des travailleurs qui ne bénéficient pas de l’augmentation à 10 euros.
La plus grande partie des travailleurs du secteur privé ne reçoit toujours aucun chèque-repas (chiffres de 2025). Cela signifie que près d’un travailleur sur trois est totalement privé de cette forme de renforcement du pouvoir d’achat. Pour la CGSLB, c’est un signe clair qu’il reste encore du travail à accomplir.
Toujours selon la CGSLB, certaines entreprises sont pourtant disposées à aller plus loin et à prévoir une contribution patronale supplémentaire de plus de 2 euros. « Nous entendons dire que les employeurs veulent investir dans leur personnel. Il faut donc qu’il y ait de la marge pour cela », affirme-t-on.
Le syndicat plaide donc pour que toutes les augmentations des chèques-repas, y compris celles de la contribution patronale supérieures à 2 euros, soient exclues de la norme salariale. La CGSLB estime que cela crée une marge de manœuvre pour un pouvoir d’achat supplémentaire tout en renforçant l’économie locale.
« Cela s’inscrit dans notre plaidoyer constant en faveur d’une réforme en profondeur de la loi sur la norme salariale, afin que les négociations salariales libres redeviennent possibles », précise Gert Truyens.
La CGSLB continue de militer pour des solutions structurelles
Pour la CGSLB, cette évolution constitue une étape importante, mais pas une fin en soi. Le syndicat continue de plaider pour des adaptations structurelles qui donnent plus de marge de manœuvre aux travailleurs.
Concrètement, la CGSLB souhaite continuer à s’engager en faveur :
- d’une exclusion totale des augmentations des chèques-repas de la norme salariale
- d’une réforme en profondeur de la loi sur la norme salariale
- d’une augmentation supplémentaire de la cotisation patronale de 2 euros en 2027, comme prévu dans l’accord de gouvernement
« Les progrès récents montrent ce qu’il est possible de réaliser lorsque les travailleurs font entendre leur voix et que ces signaux se traduisent en propositions concrètes. Et c’est exactement ainsi que nous voulons continuer à travailler », conclut Gert Truyens.