La CGSLB satisfaite de la forte augmentation des chèques-repas
Malgré une norme salariale fixée à 0 %, une large majorité d’entreprises augmentent la valeur des chèques-repas afin de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs.
Pour la CGSLB, cette évolution est le fruit de revendications claires des travailleurs et d’une concertation sociale efficace. Les chèques-repas constituent un levier concret pour soutenir à la fois les ménages et l’économie intérieure, tout en nécessitant un accompagnement spécifique pour les PME.
« Ce que nous proposons depuis longtemps devient aujourd’hui une réalité »
De nouvelles enquêtes menées par Edenred et SD Worx montrent que sept entreprises sur dix augmentent cette année la valeur des chèques-repas, souvent jusqu’au montant maximal de 10 euros. Une évolution qui intervient malgré une norme salariale fixée à 0 %. « Ce que la CGSLB défend depuis longtemps devient aujourd’hui une réalité », se réjouit Gert Truyens, Président national de la CGSLB. « C’est la preuve que la concertation sociale fonctionne. Pas à coups de grandes déclarations, mais grâce à un travail constant et ancré dans la réalité. »
Pour la CGSLB, cette évolution n’a rien de surprenant. Le syndicat plaide depuis des années de manière cohérente pour une augmentation des chèques-repas, qu’il considère comme un moyen réaliste et socialement responsable de renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs dans le cadre des accords salariaux existants. L’an dernier, la CGSLB a interrogé l’ensemble des partis politiques sur leur position en matière de chèques-repas et a lancé une pétition afin d’inscrire structurellement cette augmentation à l’agenda politique. « Cela démontre qu’une pression sociétale exercée de manière responsable peut réellement aboutir à des résultats », souligne Gert Truyens.
Une demande claire des travailleurs
Les enquêtes montrent en outre que les employeurs augmentent les chèques-repas afin d’améliorer le pouvoir d’achat de leurs collaborateurs, d’optimiser leur package salarial ou parce que cette mesure est explicitement attendue par les travailleurs. « Ce dernier point est essentiel », insiste Gert Truyens. « Les travailleurs le demandent. La CGSLB a traduit cette demande en concertation et en solutions concrètes. »
Selon la CGSLB, cette adoption rapide et à grande échelle prouve qu’il existe encore une marge pour mieux récompenser le travail.
« Les chèques-repas constituent un avantage récurrent qui bénéficie en outre entièrement à la consommation intérieure. Ils renforcent à la fois le pouvoir d’achat et notre économie. »
Une attention particulière pour les PME
La CGSLB met toutefois en garde contre un possible fossé entre les travailleurs des grandes entreprises et ceux des PME. « Dans les petites entreprises, la marge budgétaire fait souvent défaut, alors que les besoins des travailleurs y sont tout aussi importants », précise Gert Truyens. « C’est précisément dans ces entreprises qu’un soutien supplémentaire est nécessaire. »
La CGSLB continuera dès lors à plaider pour un renforcement des chèques-repas en tant que dispositif simple, local et social, porté par la concertation et en tenant compte de l’ensemble des travailleurs.