Cancer du sein lié au travail de nuit : SYNOVA se mobilise pour sa reconnaissance comme maladie professionnelle
Dans ce contexte, SYNOVA s’est mobilisée activement au sein du Comité de gestion des maladies professionnelles (CGMP) de Fedris, où le dossier a été examiné à la suite d’une initiative parlementaire. Une analyse approfondie est désormais attendue de la part du Conseil scientifique de Fedris. Celle-ci devra s’appuyer sur les données scientifiques les plus récentes et tenir compte des évolutions observées à l’étranger, notamment certaines décisions de justice récentes rendues en France, qui ont reconnu comme maladie professionnelle des cas de cancer du sein chez des travailleuses exposées au travail de nuit, ainsi que des travaux d’organismes internationaux de référence.
Parmi ceux-ci, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (ONU), joue un rôle clé. Sa monographie n°124 consacrée au travail de nuit met en évidence des éléments scientifiques étayant un lien entre ces horaires atypiques et un risque accru de cancer.
Le Conseil scientifique est également chargé d’examiner les aspects préventifs, en particulier la pertinence de mettre en place un suivi de santé spécifique et prolongé pour les travailleurs exposés.
Ces avis sont attendus pour le premier trimestre 2027 et constitueront une étape importante pour l’évolution du débat en Belgique.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large où les enjeux liés au travail de nuit deviennent de plus en plus centraux. La récente suppression de l’interdiction du travail de nuit constitue, à cet égard, un élément déterminant : elle est susceptible d’accroître l’exposition des travailleurs à ces horaires atypiques et, par conséquent, les risques pour leur santé, en particulier en l’absence de mesures de prévention supplémentaires. Ces questions concernent directement des secteurs essentiels, comme celui des soins de santé.
À travers son action dans ce dossier, SYNOVA réaffirme son engagement en faveur d’une meilleure reconnaissance des risques professionnels et d’une prévention fondée sur des bases scientifiques solides. Un travail de fond, souvent peu visible, mais essentiel pour faire progresser concrètement la protection des travailleurs.