Plus de 50.000 travailleurs soutiennent l’appel de la CGSLB
Journée d'action du 29 avril
Plus de 50.000 travailleurs soutiennent l’appel de la CGSLB pour un dialogue social et des réformes réalistes
Depuis des mois, un climat de tension sociale entoure les projets du gouvernement Arizona. Grâce à sa pétition, la CGSLB a déjà récolté plus de 50.000 signatures reflétant la diversité de la population, recueillies aussi bien parmi les ouvriers que les employés. C’est la preuve que les travailleurs ont aussi besoin d’actions plus ciblées, tournées vers la recherche de solutions.
Le large soutien dont bénéficie notre action montre que de nombreux travailleurs veulent du changement – pas par la polarisation, mais par des solutions positives et réalisables, qui protègent leur pouvoir d’achat et leur parcours professionnel.
Besoin de clarté et de concertation
La CGSLB constate par ailleurs que la politique fédérale s’éloigne de plus en plus souvent des engagements initiaux du gouvernement. Les lois-programmes vont au-delà de ce qui avait été prévu, souvent sans véritable concertation avec les partenaires sociaux.
« La concertation sociale n’est pas un luxe », souligne Gert Truyens. « C’est la base de réformes justes et applicables. »
Des conséquences concrètes touchent surtout les publics vulnérables
Derrière la surenchère de mesures se cachent de lourdes conséquences sociales qui, en tant que syndicat, nous inquiètent fortement :
- Le bonus pension actuel prendra fin le 31/12/2025, ce qui ne permettra d’en bénéficier que pendant 18 mois — une réduction de moitié par rapport aux trois années promises.
- Le nouveau bonus pension, mentionné dans l’accord de gouvernement, ne sera accordé qu’à partir de 66 ans et sera accompagné de l’introduction d’un malus.
- L’impact des périodes assimilées, comme les jours de maladie, sur le calcul du malus et les conditions de carrière reste flou.
- La limitation de la durée du chômage augmente la pression sur les chercheurs d’emploi, sans soutien suffisant en matière de formation.
- Les femmes sont touchées par ces réformes de manière disproportionnée.
« Il ne s’agit pas seulement de chiffres, mais de personnes », insiste Gert Truyens. « Des travailleurs et travailleuses qui méritent d’être protégés face aux coups durs. »
La désinformation attise les tensions
La CGSLB dénonce le flot ininterrompu d’informations erronées ou incomplètes auquel les citoyens sont confrontés. « Cela échauffe les esprits et renforce la polarisation, alors que les gens ont besoin d’une information claire, correcte et complète », souligne le Président.
En ce qui concerne spécifiquement l'avenir des emplois de fin de carrière et du crédit-temps, la CGSLB relève de nombreuses préoccupations. Selon l'accord de gouvernement, seule l’ancienneté professionnelle requise pour bénéficier des emplois de fin de carrière devrait être progressivement relevée : de 25 ans à 30 ans en 2025, puis à 35 ans en 2030. Mais aujourd'hui, des restrictions supplémentaires sont proposées, notamment pour les personnes qui, avant 60 ans, comptent déjà 35 années de carrière. Cette mesure ne figurait pas dans l'accord de gouvernement et risque de rendre l'accès aux mesures de fin de carrière nettement plus difficile pour ces travailleurs. En revanche, les exceptions pour les métiers lourds et les restructurations sont maintenues, ce qui est évidemment une bonne chose.
« Nous ne voulons pas semer la panique, mais informer de manière claire », ajoute Gert Truyens.
Plus de 50.000 voix pour le respect du dialogue social
Avec son action Boostez votre avenir, la CGSLB avance 10 propositions concrètes pour renforcer durablement le pouvoir d’achat et la qualité du travail. Le large soutien à la pétition souligne le besoin d’un changement positif, soutenu par les travailleurs.
« Aux côtés de plus de 50 000 personnes, nous appelons à prendre le dialogue social au sérieux », affirme le Président. « La collaboration avec les partenaires sociaux est essentielle pour mener des réformes justes et applicables. »
La CGSLB s’engage à défendre avec vigueur, dans le cadre des prochaines négociations interprofessionnelles (AIP), la prolongation de la CCT sur les emplois de fin de carrière, qui arrive à échéance fin juin.
L’objectif est d’apporter aux travailleurs, dès 2025-2026, un maximum de clarté et de protection, et d’atténuer les effets les plus durs des mesures à venir.
« Avec notre action, nous ferons entendre la voix de milliers de personnes à la table des négociations. C’est notre manière de peser sur les décisions de manière moderne », conclut Gert Truyens.