Transformation papier et carton : un accord sectoriel encadre les flexi-jobs dès le 1er octobre 2026
Les partenaires sociaux des commissions paritaires 136 (ouvriers) et 222 (employés) ont conclu une convention collective de travail qui encadre strictement le recours aux flexi-jobs dans le secteur du papier et du carton.
Cet accord rappelle que les flexi-jobs doivent rester une solution complémentaire et exceptionnelle. Ils ne peuvent en aucun cas se substituer à l'emploi régulier ni être utilisés pour réduire durablement les effectifs.
Les principales garanties obtenues par les organisations syndicales :
- Un maximum de 52 jours de travail par an pour chaque travailleur flexi-job.
- Un recours limité à 10 % de l'effectif de l'entreprise (en équivalents temps plein).
- Une utilisation autorisée uniquement dans des situations bien définies : pics temporaires d'activité, absences de courte durée, difficultés de recrutement, transmission de connaissances ou remplacement dans le cadre du crédit-temps et des congés thématiques.
- Une information préalable et un suivi régulier par le conseil d'entreprise ou la délégation syndicale.
- Une évaluation annuelle des effets du dispositif sur l'emploi, les heures prestées, la sécurité et le recours au chômage temporaire.
Les droits garantis aux travailleurs flexi-job :
- Une rémunération au moins équivalente au barème de la fonction exercée.
- Le bénéfice des primes et avantages liés à cette fonction.
- L'accès au pécule de vacances et à la prime syndicale, sous certaines conditions.
- Un accueil et une formation en matière de sécurité obligatoires.
À noter que certaines fonctions techniques sont soumises à des conditions d'ancienneté afin de garantir le niveau de compétence et la sécurité au travail.
Pour SYNOVA, cet accord constitue une avancée importante. Il permet d'encadrer strictement l'utilisation des flexi-jobs, de protéger l'emploi régulier et de garantir un véritable contrôle syndical sur leur recours.