Climat : 1000 vies par an en jeu sans action
Cela augmente le risque de conditions météorologiques extrêmes. Cependant, les inondations constituent toujours la principale menace pour notre société et notre économie. Elles causent des dommages à une échelle qui devient difficile à assurer, elles sont à l'origine de souffrances humaines infinies et elles perturbent les chaînes d'approvisionnement des entreprises.
Le stress hydrique touche l’industrie belge
Plusieurs secteurs économiques belges sont très vulnérables au stress hydrique. Outre l'industrie alimentaire, le rapport mentionne notamment l'industrie pharmaceutique, qui a besoin d’eau de haute qualité, ainsi que les secteurs de la chimie et de la métallurgie, qui en consomment en grande quantité.
« Une surmortalité annuelle de 1000 personnes si aucune mesure n’est prise »
Le bien-être humain occupe une place importante dans le rapport. Nous devons mieux nous préparer aux conséquences du réchauffement climatique – le rapport prévoit une surmortalité annuelle de 1 000 personnes si aucune mesure n'est prise. Il s'agit là d'un drame humain, mais cela pèsera également lourdement sur le secteur des soins de santé. De plus, ces drames ne toucheront pas tout le monde de la même manière : les locataires vivent déjà plus souvent dans des logements de moins bonne qualité, tandis que les personnes aux revenus plus élevés vivent dans des quartiers plus agréables.
Le rapport affirme donc, à juste titre, que « sans équité, les politiques d'adaptation risquent d'accentuer les inégalités, d'éroder la confiance dans les institutions, de fragiliser la cohésion sociale et de laisser durablement exposées certaines franges de la population.»
Nécessité d’une transition juste
C'est pourquoi la CGSLB appelle les autorités de ce pays à élaborer rapidement un plan pour une transition juste vers la neutralité climatique, en accordant une attention particulière à la manière dont nous nous adaptons aux conséquences inévitables du changement climatique. Cela doit s’appliquer aux infrastructures, sans oublier les conséquences économiques, sociales et le bien-être mental.
Très concrètement, le gouvernement peut réaliser l'intention de l'accord de gouvernement de prévoir une meilleure assurance contre les catastrophes naturelles sans frais supplémentaires.
Nous appelons les organisations patronales, en concertation avec les syndicats, à élaborer rapidement des plans qui préparent les entreprises aux nouvelles conditions climatiques et aux nouveaux risques, et nous réitérons nos demandes en matière de formations.
Les technologies nécessaires pour la transition climatique sont là, il faut les appliquer rapidement pour maintenir des emplois en Belgique. Ce sera en combinant des mesures de protection et des investissements bien ciblés que nous garderons notre prospérité.