Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2026
Le 28 avril, nous célébrerons la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Pour la CGSLB, c'est l'occasion de souligner l'importance de bonnes conditions de travail.
Au niveau national
La Belgique continue de s’appuyer sur une réglementation solide en matière de bien-être au travail, notamment via la loi sur le bien-être et le Code du bien-être. Les employeurs sont tenus de mettre en place un système dynamique de gestion des risques. Ils doivent aussi réaliser des analyses et adopter des mesures de prévention en matière de sécurité, de santé, d’ergonomie, d’hygiène du travail ainsi que de risques psychosociaux.
Le dialogue social au sein du Comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) reste à cet égard un outil essentiel pour associer les travailleurs à la politique de prévention. Par ailleurs, des enjeux tels que la charge de travail, le burn-out, la réintégration après une absence de longue durée et l’impact de la numérisation doivent continuer à faire l’objet d’une attention particulière.
Au niveau international
L’Organisation Internationale du Travail (OIT) et la Confédération Syndicale Internationale (CSI) portent leur campagne sur l’environnement de travail psychosocial sain. Celui-ci dépend autant des tâches que de la manière dont elles sont organisées et encadrées.
En effet, nous ne pouvons pas séparer l’importance de la charge de travail, la clarté des rôles, l’autonomie, soutien et le bien-être des travailleurs. Lorsque ces facteurs sont déséquilibrés, ils deviennent des risques psychosociaux comparables aux risques physiques, impactant de manière non-négligeable la santé, la sécurité et la performance.
Face à ces enjeux, l’OIT propose d’adopter une approche préventive et globale en analysant les risques sur trois niveaux : le poste, l’organisation du travail et les politiques générales. L’objectif est de favoriser des environnements professionnels plus sains, en agissant en amont et en mobilisant gouvernements, partenaires sociaux et experts autour de solutions concrètes.
Au niveau européen
Une réunion est prévue le 28 avril afin d'examiner l'impact croissant du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail. Une attention particulière sera accordée au stress thermique et aux possibilités d'améliorer la législation européenne contre la chaleur sur le lieu de travail.
En favorisant le dialogue entre chercheurs, partenaires sociaux et institutions de l’UE, la Confédération européenne des syndicats (CES) souhaite contribuer à des solutions justes, efficaces et centrées sur les travailleurs face au changement climatique. Elle place la santé et la sécurité au travail au cœur des politiques européennes climatiques et sociales.