Accord d’été : Associer rapidement les partenaires sociaux aux réformes du marché du travail
Il est positif que l’incapacité de longue durée soit enfin prise en compte dans le calcul des pensions, tout comme le chômage temporaire, et qu’une attention soit portée aux personnes isolées dans ce calcul. Toutefois, les femmes travaillant à temps partiel resteront fortement pénalisées par le malus pension.
Les mesures fiscales visant à renforcer le pouvoir d’achat sont particulièrement bienvenues, surtout en l’absence de marge salariale. La différence entre travailler et ne pas travailler doit devenir clairement visible au cours de cette législature.
La CGSLB demande expressément d’associer d’urgence les partenaires sociaux aux réformes du marché du travail et de mettre pleinement en œuvre l’accord du 12 juin concernant les emplois de fin de carrière, ainsi que d’accélérer les réformes fiscales, surtout en l’absence d’un accord sur les salaires.
Par ailleurs, plusieurs points sensibles demeurent, notamment en matière de réformes du marché du travail. Ainsi, la CGSLB s’inquiète, entre autres, de l’assouplissement des règles concernant le travail de nuit et du maintien des primes liées à celui-ci. La grande question reste de savoir comment le pouvoir d’achat des travailleurs en horaires décalés sera protégé, notamment en cas de changement d’employeur.
La suppression de la durée minimale de travail, qui permettrait d’engager des travailleurs pour seulement quelques heures, et la durée maximale de préavis fixée à 52 semaines suscitent également de nombreuses interrogations. Ce dernier point constituerait même une violation d’un accord entre partenaires sociaux relatif à la réforme du préavis.